Les Unes du Monde, les éditos d'Ouest-France, les sondages (cf. le paragraphe Giacometti)... Le Modem n'aurait aucun avenir aux futures élections législatives.
Bien sûr, le grand favori, c'est l'UMP, en ordre de bataille, qui ne fait pas de gaffes pour le moment, et qui n'en fera pas. Car il est tellement important d'avoir une majorité confortable que tout va être maîtrisé jusqu'au 17 juin. Il joue même très bien, avec F. Fillon et le gouvernement probable à en croire les rumeurs. Très, très fort, puisque rallier des personnalités du camp opposé (même si elles n'y étaient pas très bien vues), ça fait très "intérêt général" en terme de "communication". Alors il ne faut pas se laisser abuser, mais on ne peut qu'admirer le talent déployé sur la méthode, en attendant de pouvoir juger sur les actes (je sais, Sarkozy a déjà 5 ans d'actes derrière lui).
Le reste, ce serait le PS. Je n'arrive pas à croire que le PS pourra faire quelque chose de ces législatives. La stratégie de F. Hollande, qui est de garder tout le monde (pro-oui et pro-non, pour et contre tout et son contraire), me paraissait bonne pendant quelques mois. Elle est aujourd'hui suicidaire (cinq ans que ça dure).
Comme DSK, je crois que la ligne actuelle ne peut plus durer. Soit le PS choisit l'archaïsme, soit il choisit la social-démocratie. Et choisir, ça veut dire exclure clairement ceux qui sont pour la ligne non-choisie. Ils trouveront un autre parti.
Après avoir choisi et dans la foulée, il va falloir survivre, et ce quel qu'ait été le choix. La survie, c'est aussi mettre de côté définitivement plusieurs dizaines d'éléphants. Ségolène Royal n'a pas été assez loin dans son refus du cumul des mandats. Je pense qu'il est fondamental que les mandats soient limités également dans le temps: pas plus de deux mandats successifs à un même poste par exemple (député, président d'une collectivité locale, président de la République...). Cela n'exclut pas les carrières, mais cela favorise la "libération" de postes accaparés par quelques-uns. Evidemment, cette règle devrait être applicable à tout le monde, mais bon, pourquoi ne pas commencer par le PS ?
(A noter, pour mes nombreux amis socialistes, que je suis révolté et sans concessions, mais c'est envers la direction du PS, et non contre les militants et sympathisants (dont je respecte profondément les convictions), et pour lesquels je pense qu'ils méritent un meilleur parti).
En fait, je souhaite que le PS prenne une raclée magistrale
dès que possible, pour faire ce que l'hebdo Marianne met en couverture: exploser le PS. Parce
que si le 21 avril 2002, le référendum européen de 2005, et le 6 mai 2007 n'ont pas suffi (il est vrai que les élections locales intermédiaires ont brouillé le message), il faut peut-être en
remettre une couche. Le message finira peut-être par passer: le PS tel qu'il existe ne mérite pas de durer.Victoire prévisible de l'UMP, nouvelle défaite du PS... Mais il faut quand même des contre-pouvoirs. C'est nécessaire dans toute démocratie. Avec Nicolas Sarkozy comme président de la République, c'est encore plus indispensable: les contre-pouvoirs habituels tels que les médias sont mis en danger (les exemples sont innombrables, entre le JDD, les journalistes précédemment dans des filiales de Lagardère embauchées à l'Elysée, les bouquins qui ne sortent pas, etc.). Parce qu'une démocratie saine a besoin d'équilibre, je souhaite que le Mouvement démocrate (le Modem, c'est nettement mieux que le PD, quand même !) fasse le meilleur score possible.
Je pense même, en faisant un peu de prospective et toutes proportions gardées (comparaison n'est pas raison), que si Sarkozy sera le Thatcher français, Bayrou pourrait être le Blair français. La France en retard, bien sûr, comme souvent, mais après tout... pourquoi pas ? Cette troisième voie est-elle possible ? Je le crois, et j'en prends pour preuve les remous entre Parti radical (UMP) et Parti radical de gauche (PRG), qui semblent essayer de se positionner aussi sur ce créneau (le PRG se séparer du PS ? quand un navire coule, les rats quittent le navire...).
C'est pourquoi j'ai pré-adhéré au Modem. C'est aussi pourquoi j'irais revoir F. Bayrou au Zénith jeudi prochain. C'est aussi pourquoi je prépare ces jours-ci un nouveau blog, qui sera exclusivement consacré à mon engagement politique. Pour qu'Internet soit aussi un contre-pouvoir. A suivre donc.




Les trois bémols sont accessoires et marginaux : la question de la Turquie (je suis
pour son adhésion à l'UE), la Marseillaise (que je me suis ostensiblement abstenu de chanter), et le retard de plus d'une heure (une demi-heure, passe encore) du début du meeting.
Le discours était axé sur "re-faire rimer le mot France avec... croissance,
assurance, confiance, et chance, pour redonner de l'espérance". Simple mais efficace. Parmi les développements qui renforcent mon adhésion, citons la place accordée à l'Europe sur de nombreuses
questions (il a cité le Darfour, le Proche-Orient, le développement de l'Afrique, la lutte contre le réchauffement climatique, la recherche), la priorité donnée à l'éducation moteur du pacte
républicain, des bonnes idées comme le Small Business Act à la française, etc, la réforme des institutions avec le non-cumul des mandats, etc.
Pour ceux qui, comme moi, n'ont pas encore reçu les programmes électoraux (à J-5, ça
devient limite), rien de tel que les sites web des candidats. Donc voici 

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