Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Widget BlogoModem


width="170px" height="418px" id="InsertWidget_f3bce33e-ea9f-4fbb-8166-5e4ca00445fa" align="middle">




Syndication

  • Flux RSS des articles

Syndication (2)

<script type="text/javascript" src="http://pub.mybloglog.com/comm2.php?mblID=2007051914355808&amp;c_width=180&amp;c_sn_opt=y&amp;c_rows=5&amp;c_img_size=f&amp;c_heading_text=Recent+Readers&amp;c_color_heading_bg=000000&amp;c_color_heading=ffffff&amp;c_color_link_bg=FFCC99&amp;c_color_link=FF6600&amp;c_color_bottom_bg=000000"></script>

Vendredi 28 septembre 2007

On ne parle jamais de la Birmanie, sauf ceux qui s'y arrêtent, le temps d'un voyage.

Et voilà que cet Etat arrive sur le devant de la scène. Evidemment, les manifestations des moines (puis d'autres parties de la population) ne sont pas monnaie courante. Alors ça "peut" être intéressant. Pour des raisons que j'ignore (notre attention doit-elle être détournée d'un ou plusieurs autre(s) sujet(s), style l'Iran, l'Irak, le Kosovo, l'Ukraine, le Darfour, la RD Congo, la Somalie, et j'en passe ?), la communauté internationale (le Conseil de sécurité, les hommes et femmes politiques qui y prennent part, et par ricochet les médias occidentaux) semble vouloir mettre le sujet sous les projecteurs.

Evidemment, la première réaction est de s'en réjouir. Si la communauté internationale s'en occupe, ça veut dire que tout ne va pas être possible pour la dictature des généraux. Que l'opposition a des chances d'être soutenue, et qu'une issue favorable à court terme est possible. Ce serait en effet génial, sans parler du symbole Aung San Suu Kyi.

Mais la "rébellion safran" n'est pas assurée de gagner, loin de là. Après quelques jours de "tolérance", la "répression" a commencé, et se poursuivra maintenant qu'Internet est coupé dans le pays. Les synthèses (Le Monde.fr et BBC News) de la situation interne mais aussi des intérêts géopolitiques (Total pour les Français malgré les dénégations hypocrites et sans aucune crédibilité de l'entreprise intéressée, mais aussi la Chine, l'Inde, la Russie...) ne me semblent pas particulièrement porteurs d'optimisme.

Ce n'est pas une raison de ne pas soutenir ceux qui s'engagent au péril de leur vie pour la démocratie (voir par exemple les contributions du MoDem, mais aussi dans un autre style celle de Sandrine, créatrice de l'image de ce billet). Le courage des Birmans est remarquable. Celui de la communauté internationale risque de ne pas être à la hauteur.

Quelques infos supplémentaires:



La "rébellion safran" réprimée
LEMONDE.FR | 26.09.07
© Le Monde.fr


Comment is free: Let's get serious, THE GUARDIAN, Sept. 28, 2007


Et évidemment, sur Amnesty.org:
Violent crackdown on protesters continues
Slideshow: AI joins demonstrations across the globe
Join the protest: Demonstrations and events in your country
Take action: Call on Myanmar authorities to release protesters
Myanmar: UN Security Council must increase the pressure (27/09/07)
Myanmar: Prompt action needed from ASEAN countries (27/09/07)
Open letter to ASEAN member states on the situation in Myanmar (27/09/07)
Publié dans : Oranges d'importation
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 26 septembre 2007
Ca s'agite, ça s'agite autour de l'Iran. Et si on prenait quelques minutes pour faire le point ?

Commençons par le commencement. Admettons que l'Iran ne mente pas quand il affirme, par la voix de son Président, qu'il n'est pas intéressé; par la bombe, mais juste le nucléaire civil. Auquel cas, le regard extérieur ne doit pas lui poser plus de problèmes qu'aux autres Etats utilisant le nucléaire civil. N'étant pas sûr que la France ait des inspecteurs de l'AIEA qui visite les centrales EDF et Areva, je dirais "pas de deux poids deux mesures", tout le monde doit être inspecté, parce que c'est un sujet trop sérieux pour ne croire que la parole des uns et des autres, surtout quand il s'agit de politiques.

Oui, mais l'Iran refuse les contrôles extérieurs, même pour son programme civil. C'est le début des problèmes. Parce que quand on n'a rien à cacher, on n'a pas peur de le montrer. Ce qui m'entraîne à croire qu'ils ont quelque chose à cacher. Que l'Iran ment et cherche à avoir la bombe. Jusque là ça se tient. On se trouve à une nouvelle croisée des chemins.

Soit on estime que la détention par l'Iran de la bombe nucléaire n'est pas un problème. Plein d'autres pays l'ont et il n'y a (heureusement) pas encore eu de soucis. La course aux armements et la prolifération sont donc inéluctables, dans cette hypothèse. L'injustice de départ (les puissances nucléaires officielles, les officieuses, et les exclus) est en voie de disparition. Auquel cas, ça ne sert à rien de négocier, sauf à détourner l'attention des opinions publiques d'autres sujets.

Soit, et c'est la "troisième voie" (avant de présenter la seconde), on aimerait retarder au maximum cette situation, que l'on sait pour autant inévitable. Auquel cas on négocie avec l'Iran, et pendant ce temps les recherches avancent. C'est un peu un marché de dupes, ou pour que les Occidentaux "sauvent la face".

Soit on estime que le nucléaire militaire iranien est inacceptable. Que le Traité de non-prolifération doit être protégé, malgré ses failles. Dans ce cas, il faut agir. Et comme je pense, à regret, que la diplomatie, qui dure déjà depuis des années sans avancée notable sauf pour l'Iran qui peut continuer à progresser, ne suffira pas, il faut envisager le pire, pour reprendre la formule controversée de Bernard Kouchner.

J'ai lu, il y a huit à dix jours, peu avant (il me semble) la formule qui fâche de notre Ministre des affaires étrangères, les bonnes pages du nouveau livre de François Heisbourg, publiées par Le Monde. Le chercheur rappelle qu'il n'est pas "va-t-en guerre", qu'il faut évidemment tout mettre en oeuvre pour éviter le recours à la force armée. Je cite:
les conséquences du non-recours à la force, dans certaines hypothèses, risquent d'être aussi dramatiques que l'intervention militaire, voire pires.(...)

Nos pays devront se déterminer par rapport à deux options parfaitement catastrophiques. La facilité consisterait à se voiler la face, à refuser le choix. Cependant, un tel refus équivaudrait à une décision par défaut, à savoir, l'acceptation de la logique de prolifération. Mieux vaudrait, somme toute, poser clairement les thèmes de l'équation : serait-il plus catastrophique de frapper que de ne pas frapper ? Quelles conclusions en termes d'action nos pays devraient-ils tirer de la réponse ? (...)

Si nous voulons éviter un Moyen-Orient où la possession, et le cas échéant l'emploi, d'armes nucléaires devienne la règle, nous devons faire une croix sur les réflexes de rejet, parfaitement compréhensibles au demeurant, que peut inspirer le bilan catastrophique de l'administration Bush. La politique des Etats européens doit s'inspirer de leurs valeurs de base et de leurs intérêts vitaux : la non-prolifération des armes nucléaires est au coeur des unes et des autres.
Evidemment, ça fait froid dans le dos. Mais il faut être lucide. La bombe iranienne, si on est contre, il va falloir se donner les moyens de l'empêcher. Evitons la guerre, ce serait mieux. Mais il me reste, de mes lointains cours de latin au lycée, une maxime qui me semble plus qu'appropriée:
Si vis pacem, para bellum. Si tu veux la paix, prépare la guerre.



Publié dans : Oranges d'importation
- Voir les commentaires - Recommander
Mardi 25 septembre 2007
Reçu ce mardi ma carte du MoDem. N°44740 (ça en fait un paquet devant !). La standardiste du siège n'est visiblement pas très au courant...

Comme quoi, tout arrive... Par exemple la mise en place de structures provisoires du côté de Rodez, ou encore ses invitations à assister au débat du Conseil régional ou de la Ville de Paris, qui tombent, comme d'hab' quand je ne peux pas (d'un autre côté, prévenir le 24 pour le 27 du même mois, c'est un peu juste).

Allez, j'apprécie les efforts. On est sur la bonne route !
Publié dans : Quartiers d'orange (Modem)
- Voir les commentaires - Recommander
Lundi 17 septembre 2007
Les adhérents, militants du MoDem et autres observateurs qui ont pu participer au Forum des Démocrates de ce week-end à Seignosse commencent à faire part de leurs impressions: Quitterie, FrédéricLNNicolas Voisin, MIP, Olivier Montbazet et j'en passe.

Dans mon précédent post, j'expliquais que j'attendais beaucoup de ce Forum. A la lecture de ces premiers textes, encore à chaud, j'y vois confirmées quelques tendances: les discours correspondent aux attentes (ce n'est pas toujours le cas, ça montre une certaine compréhension de la base, mais c'est assez facile quand même); mais organisation et méthodes sont marquées par le passé et tout ce que rejette cette nouvelle génération d'adhérents au MoDem dont je me revendique.

"Pas de dénigrement" dans le discours ? Même dans le discours, je ne suis pas d'accord. Je refuse de cautionner ce que j'entends (bon, ce sont des rumeurs, mais elles sont bien fondées sur quelque chose, et j'attends des preuves du contraire) à propos de ces "historiques" UDF parisiens, au premier chef  D. Bariani, pour qui j'ai voté au premier tour des législatives (pour l'étiquette, pas pour l'homme) et dans une moindre mesure M. de Sarnez.  Les mauvaises habitudes semblent avoir la vie dure.

Je méprise souvent ceux qui croient au mythe de la "table rase". Sauf que pour le MoDem, ça serait bien utile.

Mon avis sur Seignosse sera développé, approfondi, nuancé ou au contraire plus virulent au fur et à mesure des remontées d'information. Pour l'instant, je dirais que je suis un tout petit peu rassuré. Mais toujours vigilant !
Publié dans : Quartiers d'orange (Modem)
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 12 septembre 2007
(J'aime mon titre.)

Mardi soir, je téléphone au standart de l'UDF MoDem. Retranscription du fond de la conversation, à défaut d'avoir les phrases exactes.
- Siège de l'UDF-MoDem, bonjour.
- Bonjour, je suis nouvel adhérent au MoDem, enfin j'ai payé ma cotisation en mai dernier, et je souhaitais avoir quelques renseignements. Par exemple, je n'ai toujours pas reçu ma carte et je voulais savoir si c'était normal...
- Oui, parce qu'il n'y aura pas de cartes...
- Ah... Bon... Je me demandais aussi s'il était possible d'avoir un organigramme du fonctionnement actuel du parti, pas ce qui va se créer, mais plutôt "comment" ça va se créer.
- Vous savez qu'il y aura ce week-end le Forum des Démocrates à Seignosse...
- Oui, mais pour des raisons professionnelles je ne pourrais y assister, mais ce qui m'intéresse c'est de savoir qui va décider et comment cela va être fait, de ce que sera le MoDem, parce que j'ai compris que l'UDF est pour l'instant la structure existante.
- Ecoutez, il va y avoir Seignosse, François Bayrou y prononcera un discours, et après ils vont décider...
- Qui ils ?
- Je suis désolée, mais je ne vais pas pouvoir vous parler longtemps, ici c'est le standart. Il va y avoir Seignosse et après ils vont décider mais je ne peux pas vous en dire plus.
- OK... Je comprends votre position mais vos réponses sont loin d'être satisfaisantes. Bonne soirée.
- Bonne soirée.

Mardi soir, un peu plus tard. C'est une nouvelle édition du Café démocrate, autour de Quitterie Delmas, aux Associés (bd Bastille). Corinne Lepage est aussi présente. Les groupes de travail du "MoDem 4.0" rendent compte de leurs travaux, vraiment impressionnants, notamment en ce qui concerne l'organisation interne d'un parti. Les débats sur les groupes de réflexion se poursuivent. Mais je découvre avec un certain soulagement que je suis loin d'être le seul à être très interrogatif, pour ne pas faire du "négatif". Les nouveaux adhérents ne comprennent ni le silence assourdissant de François Bayrou pendant l'été, ni cette "construction" du MoDem toujours très floue alors que les manoeuvres en tous genres se multiplient à l'approche des municipales, ce qui est le contraire de ce que F. Bayrou annonçait au Zénith. Inquiétude aussi devant la pauvreté du programme du Forum des démocrates de ce week-end, devant l'opacité du calendrier. Quitterie a beau déclarer que "nous ne laisserons plus faire les anciennes pratiques", on manque de signaux nous permettant d'espérer que c'est le cas. Pour l'instant c'est le contraire.

Les optimistes nous parlent de cette chance historique qu'est la construction d'un parti. Les informés constatent que les investitures semblent déjà faites avec les outils de l'UDF, que les finances sont accaparées par l'UDF (et que le MoDem est donc coincé). Les optimistes essaient de nous rassurer "Bayrou est brillant mais mal entouré". Le critique que je suis ne peut s'empêcher de penser qu'"être brillant, c'est justement savoir bien s'entourer". Je pourrais multiplier ces phrases. Peu importe, je crois que le message est passé !

Alors, en guise d'avertissement. A François Bayrou, et à ceux qui l'entourent (mal ou bien, peu importe).
L'après-législatives est loin derrière, le repos après les campagnes du printemps est fini. Susciter d'immenses espoirs parmi des dizaines de milliers de Français, "ça oblige". Mais ne soyez pas "obligés" à la Jacques Chirac en 2002. Plutôt à la "Sarkozy". Les résultats, on les veut. Tout de suite, plutôt que dans six mois ou un an.
En ce qui me concerne, Bayrou m'avait beaucoup déçu après 2002. Puis étonné et remotivé au printemps 2007. Mais s'il échoue à renouveler les méthodes politiques, en partant des forces qui sont actuellement motivées, et ce dans un laps de temps réduit, je le percevrai comme une trahison (et je suis comme les socialistes, je n'aime pas être trahi). Depuis plusieurs semaines, mes espoirs et ceux de centaines de nouveaux adhérents (je citerais par exemple Ciboulette) reposent sur Seignosse, et nous anticipons une certaine déception. Ce Forum des Démocrates, c'est comme la fin d'un gigantesque coup de poker. Maintenant, nous voulons voir. Bluff ou vrai jeu gagnant ?

Bons travaux aux Démocrates qui se réuniront dans les Landes. De tout coeur.
Publié dans : Quartiers d'orange (Modem)
- Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 9 septembre 2007
Je reçois des courriels du MoDem. Enfin, de plusieurs entités plus ou moins liées au MoDem. Il y avait le "pôle projet UDF MODEM Paris", et, il y a quelques jours, un message des "JEUNES UDF 75".

Le "pôle projet UDF MODEM Paris" me propose de participer à des groupes de travail, pour élaborer une plateforme, un projet pour les candidats MoDem aux municipales de mars 2008 à Paris. Plusieurs groupes sont constitués; pour des raisons d'agenda, je me décide à aller voir celui consacré "au dynamisme économique, à l'emploi, et à l'attractivité", jeudi dernier, au siège de l'UDF-MoDem. Plusieurs remarques:
- apparemment, on a du mal à retirer l'étiquette UDF des affiches. C'est un peu normal car dans les faits, les groupes de travail avaient déjà commencé à oeuvrer avant l'annonce de la création du MoDem. L'alchimie entre historiques de l'UDF et nouveaux du MoDem semble se faire de façon satisfaisante, sauf que le MoDem n'a aucune structure alors que l'UDF a tout un système de gouvernance qui fonctionne pour l'instant, sans qu'aucune information ne soit donnée aux "nouveaux", ce qui limite leur possibilité de savoir quoi et comment proposer quand il faudra décider comment marche le MoDem...
- il a été rappelé ce qui peut plaire au MoDem: sur le sujet du groupe de travail, mais aussi sur les autres, pas question de faire bosser 25 permanents et de ne pas écouter les militants (UMP), ou de donner la même valeur à l'avis de chaque militant, compétent ou non (PS); le MoDem fonctionne(rait ?) en incitant les militants à se spécialiser dans les groupes de travail où ils sont les plus compétents. Dans cette hypothèse, qui semble très intéressante sur le papier, il va falloir que je trouve un groupe de travail "justice" ou dans le même style. Pourquoi pas ?
- ce phénomène de spécialisation fait que chaque groupe est très "typé" sociologiquement; un nouvel adhérent faisait jeudi soir la remarque que 80% de l'assistance était masculine, trentenaire-quadragénaire, très "col blanc", bref tout sauf représentatif de Paris. Il a été répondu que ça variait évidemment selon les sujets des groupes de travail (ça doit être vrai), et que la plateforme proposée par des "connaisseurs" serait ensuite disséminée puis discutée au sein de la fédération parisienne, dans les sections. Et là, je pense "???????" Il y aurait donc des sections, une fédération, au niveau de Paris. Sûrement à l'UDF. Mais pour le MoDem ? On fait exactement pareil ? Je n'ai pourtant pas signé à l'UDF... et j'espère que les structures MoDem seront, d'une part, élaborées dans les mois à venir (et pas APRES les élections), et, d'autre part, qu'elles ne seront pas directement calquées sur celles de l'UDF, structures sur lesquelles je n'ai pas d'avis, vu que j'ignore comment elles fonctionnent (j'ai hâte d'écrire: "ont fonctionné").

Le deuxième message m'invite à une session d'accueil, moyennant finances (5 euros, c'est pas beaucoup mais quand même). En attendant, mon chèque d'adhésion de fin mai de 20 euros a bien été encaissé, j'ai eu un courriel, mais ma carte n'est pas encore arrivée. De même, impossible de m'inscrire à la réunion de jeudi dernier que j'ai commenté, car l'adresse électronique indiquée pour ce faire ne marchait pas. Des petits détails, comme je l'ai déjà dit, mais la politique c'est aussi des symboles ! Alors je comprends que l'UDF-MoDem cultive son côté artisanal-amateur, qui fait une partie de son charme, mais l'intendance m'a l'air bien "à la traîne".

Réunions au boulot obligent, je ne pourrais prendre part au Forum des démocrates du week-end prochain. Dommage, il va sûrement (enfin j'espère) s'y passer des choses qui répondraient à nombre de mes doutes. Mais je ne lâche pas l'affaire. Je me donne jusqu'à décembre pour essayer de comprendre ce truc hybride qu'est l'UDF-MoDem et y trouver une place où j'ai l'impression d'apporter un plus. Après, ce sera trop tard. Parce qu'il ne faut pas exagérer !
Publié dans : Quartiers d'orange (Modem)
- Voir les commentaires - Recommander
Lundi 3 septembre 2007
Vous vous rappelez ? Il y a quelques jours, je disais que reparler de l'abolition de la peine de mort pourrait redevenir un débat. Alors bien sûr, même si l'Elysée dément l'opinion prêtée à Nicolas Sarkozy, je ne peux m'empêcher d'avoir très peur... que ce débat arrive. Tout court, mais encore plus, dès maintenant, après à peine 100 jours.

Publié dans : Oranges françaises
- Voir les commentaires - Recommander
Samedi 1 septembre 2007
Comme promis, quelques impressions sur l'actualité à l'est de chez nous, en l'occurence en Russie. On commence par une petite revue de presse (très "Le Monde", je sais, mais les articles de Marie Jégo sont bien) puis mes commentaires.

 

Kremlin : le bal des prétendants

CAFE BABEL / Dans huit mois, les Russes éliront leur nouveau président. Alors qu’une véritable éclosion des candidatures a lieu, Poutine imposera-t-il une révision constitutionnelle afin de se représenter ?

 




Russie : xénophobie, la loi du silence

CAFE BABEL / Comment dans la Russie de Poutine, les magistrats, les politiques et les médias russes dissimulent de plus en plus les agressions racistes envers les étrangers.





La Russie de Poutine est-elle démocratique ? La question n'entraîne pas de réponse évidente. Plus grave, l'absence de réponse claire indiffère beaucoup de monde. Bien sûr, se fâcher avec Poutine, c'est risquer de voir son approvisionnement en gaz interrompu, ses diplomates expulsés, ses investisseurs dépossédés, ses journalistes menacés (réjouissons-nous, journalistes et ex-espions russes ne sont pas menacés, ils sont internés ou assassinés). Alors on se tait. On ne dit rien quand le Kremlin annonce que ses opposants sont des victimes de la même opposition (ou de ces terroristes tchétchènes, efficaces boucs émissaires), cette opposition qui n'hésite pas à s'entretuer, juste pour "ternir l'image" de Poutine (qu'elle est méchante, cette opposition, qui plus est financée par des forces étrangères occultes...). La théorie du complot étranger (suivez mon regard) ou tchétchène a encore de beaux jours devant elle en Russie. Tant que la population, qui s'informe essentiellement par la télévision (les chaînes sont contrôlées par le Kremlin ou des amis de Poutine), semble suivre...

On m'avait fait remarquer, en cours de sociologie des relations internationales, que les articles des médias français sur la Russie revenaient toujours, parfois entre les lignes, à cette question du fatalisme slave, à ces interrogations sur la démocratisation/occidentalisation du pays. Alors oui, j'ai tendance à appréhender la Russie et ses habitants à travers le prisme du jeune Français passé par Sciences Po, qui lit un certain type de presse (Le Monde, eh oui). Je dois aussi avoir une propension à vouloir donner des leçons (j'essaie d'éviter, mais...). Mais je ne peux me départir d'une inquiétude envers la société russe, d'une inquiétude d'humain qui veut croire qu'on n'enlève pas à certains des libertés dont je jouis et dont ils pourraient bénéficier (pluripartisme, liberté d'expression, d'association, d'opinion, tolérance religieuse, mais aussi protection étatique contre la xénophobie et les discriminations, etc.). Et donc je m'interroge: Que penser ? Sont-ce mes affaires ? Que faire ? Ne sont-ils pas assez "grands" pour se débrouiller seuls ?

Publié dans : Oranges d'importation
- Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 31 août 2007
Arrêt sur images, c'est fini sur France 5. Mais un nouveau site va prendre le relais. Une bonne nouvelle, car on a vraiment besoin d'analyses sérieuses et permanentes sur les médias. Non?
Publié dans : Oranges françaises
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 30 août 2007
Comme annoncé, quelques impressions et commentaires sur l'actualité estivale de la politique étrangère de la France.

Il y a eu la libération des infirmières bulgares. Sans passer par les canaux habituels (exit Bernard Kouchner, voilà Cécilia Sarkozy et Claude Guéant), et en occultant le travail considérable accompli les années précédentes, en particulier par l'Union européenne. Sans que l'on sache exactement (malgré des éléments récents) le "coût" de ce dénouement heureux. La situation est telle que je ne peux pas avoir d'opinion: la délivrance de ces femmes et de cet homme est une très bonne nouvelle, et c'est un acquis; alors que les "conséquences" des accords passés avec la Libye ne seront évaluables que dans le long terme. Et ça suppose qu'on puisse dire que six vies valent plus, ou moins, qu'un certain nombre d'autres vies. Une mesure que je souhaiterais éviter: chaque vie est unique et il devrait être inhumain de se demander si ces libérations n'ont pas été "monnayées" trop  chères.

Il y a aussi eu la tournée africaine de Nicolas Sarkozy. Un discours où la colonisation est reconnue comme une faute (heureusement !), mais où notre Président se dédouane un peu trop, à mon avis, de la responsabilité de l'Occident dans les malheurs actuels du continent noir. La colonisation avait perturbé les équilibres locaux, qui resteront immuablement perdus. Et puis maintenant que l'indépendance est acquise, les intérêts commerciaux des uns et des autres (il y a ceux qui ont des ressouces naturelles, d'autres les moyens pour les exploiter; il y a ceux qui ont des armes à écouler et d'autres qui ont l'argent de la corruption à dépenser et des ennemis à éliminer) sont tels qu'en effet, les torts sont partagés. Partagés, pas seulement africains ! Donc je maintiens mon hostilité face à l'attitude sarkozienne de "la fin du repentir", surtout quand, dans le même temps, on n'hésite pas à visiter des chefs d'Etats pas très recommandables. La rupture tant annoncée est timide et décevante.

Notre Président a aussi été ferme concernant le nucléaire iranien. Personnellement, je ne sais trop qu'en penser, sauf qu'à part dire qu'on aimerait bien que l'Iran n'ait pas la bombe, je ne vois pas trop comment on va pouvoir l'éviter... alors pourvu aussi que R. Giuliani ne prenne pas la succession de G. W. Bush l'an prochain, parce qu'on part alors pour la troisième Guerre mondiale !

Nous avons, même si le début de ce post pourrait tendre à faire croire le contraire, un ministre des Affaires étrangères en la personne de Bernard Kouchner. Il s'est rendu au Liban, pour exprimer sa préoccupation. S'il est plutôt positif de suivre ce dossier, on se demande quelle plus-value la France peut apporter face à la Syrie ou (encore) à l'Iran. Israël-Palestine ? Apparemment on n'a rien à en dire (tout se passe donc pour le mieux ?).

Et il y a aussi eu l'Irak. La position sarkozienne de reprendre le dialogue, de tourner (enfin) la page de l'opposition à la guerre, doit être saluée. Se désintéresser des Irakiens au motif que l'on ne voulait pas leur faire la guerre, c'est très moyen (voire franchement odieux) d'un point de vue moral. Une fois cela établi, je re-pose la question de la plus-value que peut apporter la diplomatie française à la sortie de crise. Critiquer le premier ministre puis s'excuser, probablement pour faire plaisir aux Etats-Unis désireux de mettre la pression sur les Irakiens, ça sert à quoi ?

Alors oui, nos responsables de la politique étrangère se déplacent. C'est bien. Ils parlent beaucoup, mais les solutions aux problèmes sont bien cachées. C'est dommage.
Publié dans : Oranges d'importation
- Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus