Nicolas Sarkozy est en train de gagner l'un de ses paris.
Franchises médicales, Grenelle de l'environnement, tests ADN, Grenelle de l'insertion, contrat de travail unique, service minimum, réforme des régimes spéciaux...
Je n'arrive pas/plus à distinguer les effets d'annonce (pas forcément suivis d'effets), des propositions soumises au Conseil des ministres, au Parlement, des discussions aux votes dans les
assemblées, des reculs annoncés aux vraies victoires des opposants (pas le PS, d'ailleurs).
Depuis quelques semaines, je ne sais plus à quoi réagir.
Telle annonce est scandaleuse ? Oui, mais est-ce une "sonde" pour voir comment réagit l'opinion, ou une décision presque validée ?
Tel droit est remis en cause ? Attendez, ce n'est qu'une négociation... A moins que...
En politique étrangère, ce n'est pas plus simple. Au fait, on parle de l'Iran, de la Birmanie. De l'Ukraine (Iouchtenko et Timochenko face à Ianoukovitch, Gazprom et Poutine), de la Russie
(Poutine, à nouveau; mais quid d'Anna Politovskaïa, un an après ?), des Corées. Moins du Liban, de l'Irak, du problème israélo-palestinien.
Le problème du "village planétaire", c'est que ça va dans tous les sens. A l'heure où l'information est massive, ultra-rapide, omniprésente, d'apparence simple mais de nature complexe, il est
nécessaire d'avoir un "logiciel" pour ranger tout ça. Un logiciel qui ne soit pas un filtre, un logiciel objectif en somme. Pour l'instant, j'aurais du mal à savoir ce qui tient lieu de ce logiciel
pour moi. Dans le passé, lecture de la presse quotidienne "format papier" et autre style politique obligent, j'étais moins perdu. Il va falloir s'adapter...
Parce que pendant ce temps, les décisions se prennent. Saviez-vous que l'UE avance sur la libéralisation des postes européennes, et que ça aura lieu en 2011 ? On paniquera en décembre 2010, mais ça
fait des années que ça se prépare et les choix sont faits maintenant.
On n'a pas plus le droit qu'avant à l'indifférence. Sauf que depuis mai 2007, il n'est plus possible d'être dans le coup. Quand on réagit à l'annonce 1, Sarkozy est déjà à la décision 2 et à
l'annonce 3. Sa rupture, c'est finalement une "fracture" à la Chirac: avant, la France n'était pas juste, après c'est pire.
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